Fusil de chasse, double, de la Manufacture de Versailles. Ca - Lot 252

Lot n° 252
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Estimation :
4000 - 5000 EUR
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Résultat : 3 428EUR
Fusil de chasse, double, de la Manufacture de Versailles. Ca - Lot 252
Fusil de chasse, double, de la Manufacture de Versailles. Canons ronds, en table, à méplats aux tonnerres, bleuis, décorés à l’or et marqué sur la bande « Canon tordu ». Queue de culasse, découpée, à décor de palmettes. Platines signées, sur l’une « Manufacture » et sur l’autre « De Versailles », et chiens col de cygne, à corps ronds. Auget des bassinets recouvert d’argent. Ressort de batterie à roulette. Garnitures en argent, découpé, ciselé, poinçonné. Poinçon d’argent, 1797–1809, titre : département .800, garantie moyenne département, maître J.C étoilé. Entrée de baguette en tête de grotesque. Losange sous le fût. Devant de pontet et pontet décorés d’une aigle, surmontant les nues, à têtes supprimées. Plaque de couche, découpé, à motif d’animaux et rocailles. Crosse en noyer, en partie quadrillé finement, sculpté de feuillages, à col à tête de grotesque, avec incrustations de fils métalliques. Epoque 1er Empire (oxydation, petits fêles et petits manques au bois à l’avant du fût, accident mécanique à la platine droite, manque la baguette) Provenance : - Général Jacques Nicolas Bellavène (1770 – 1826), Baron d’Empire - Puis par descendance jusqu’à son actuel propriétaire Note : BELLAVENE Jacques Nicolas (1770 – 1826) Simple soldat en 1791, au 2è Régiment de Cavalerie, Sous-lieutenant en 1792, Officier d’Ordonnance à l’État-major de l’Armée du Rhin, puis Aide de camps en 1793, il se distingue lors de charges, enlève la place d’Haguenau et fait de nombreux prisonniers. Chef de bataillon en 1794, puis Colonel la même année. Général de Brigade en 1796, il est blessé et perd une jambe à la bataille de Rastatt. Il est employé au cabinet topographique du Gouvernement, puis nommé Inspecteur aux revues en 1800. En 1803, il organise le commandement et la direction des études de l’école de Saint-Cyr, il est commandeur de la Légion d’honneur en 1804. En 1807, il devint, grâce à l’Empereur, Général de Division, créé baron de l’Empire en 1813. À la Restauration, il reçoit la Croix de Saint-Louis, et est mis en demi- solde. Au Cent-Jours, il est rétabli dans ses fonctions. Sous la Seconde Restauration, il est mis à la retraite. Son nom est inscrit sur la dix-septième colonne de l’Arc de Triomphe de l’Étoile, à Paris.
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